Prendre le train avec son chiot : mes conseils

Après le bus, voici le train. Beaucoup de conseils de mon article sur le bus s'appliquent aussi ici, mais le train a ses propres difficultés. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas le trajet le plus compliqué.
Comme d'habitude, je ne suis ni éducateur canin ni éleveur. Je suis juste quelqu'un dont la chienne, Jaina, prend aujourd'hui le train presque tous les jours, à six mois. Je t'explique simplement comment on a fait.

Le plus difficile, ce n'est pas le train, c'est la gare
Ironiquement, une fois à bord, le train est plus facile que le bus. Le bus tourne, freine, accélère : pour un chiot qui n'a pas encore beaucoup d'équilibre, c'est plus dur. Le train, lui, roule surtout en ligne droite. On s'installe et on oublie presque qu'on est dans un train.
La vraie difficulté, c'est d'arriver jusqu'au train : le trajet jusqu'à la gare (à pied, en bus ou en voiture), puis la gare elle-même. Il y a généralement beaucoup plus de monde qu'à un arrêt de bus, mais aussi d'autres chiens, des pigeons, de la nourriture partout… Pour un chiot de deux mois ou deux mois et demi, débarquer directement dans une grande gare peut vite faire peur.
Prépare-toi avant même l'arrivée du chiot
L'idéal, c'est de te préparer avant que ton chien arrive à la maison :
- choisis une gare près de chez toi, où tu sais qu'il y a peu de monde ;
- choisis un horaire calme, où tu es à l'aise ;
- repère où aller et comment faire : quel quai, quel accès, où monter.
Comme ça, le jour venu, tu vas directement au bon endroit, au bon moment, sans stress. Parce que soyons honnêtes : avec un bébé chien, on est toujours un peu stressé. On a peur qu'on lui marche dessus, qu'il s'échappe, qu'il fasse une bêtise, qu'on croise un autre chien… Moins tu as de choses à gérer sur place, plus tu seras calme. Et ton chiot aussi.
Avant de monter : une petite marche
Comme pour le bus, pars avec un chien déjà tranquille. Marche un peu avant d'arriver à la gare, laisse-le faire ses besoins. Ça paraît bête, mais un chiot qui a déjà marché et fait son petit pipi est beaucoup plus calme. Et quand il est petit, pas besoin d'une demi-heure de marche : quelques minutes suffisent.
Le vrai danger : l'espace entre le quai et le train
Pour moi, c'est le moment le plus risqué. Ton chiot est petit, il n'a pas l'habitude de sauter, il a peut-être peur. Et le train ne s'arrête que quelques minutes : tu n'as pas le temps de faire des exercices sur le quai.
Certains trains ne sont pas au niveau du quai : il faut monter deux ou trois marches, souvent raides et hautes pour un bébé chien. Les premières fois :
- prends-le dans les bras ;
- monte dans le wagon et cherche un endroit avec assez de place ;
- pose-le par terre, tranquillement.
Il aura déjà l'habitude d'être dans le train. Et les fois suivantes, quand tu sentiras qu'il a moins de mal avec les marches, laisse-le monter tout seul, gentiment.
Mon conseil : un harnais avec poignée
On a assez vite laissé tomber le collier pour passer à un harnais. La plupart ont une petite poignée sur le dos, et c'est très pratique : devant des marches qui montent ou qui descendent, tu aides simplement ton chiot en le soutenant par la poignée. Il fait le mouvement lui-même, il n'a pas peur, et tu es sûr qu'il ne tombe pas entre le train et le quai. Résultat : à six mois, il sait prendre les escaliers sans appréhension.
Si la gare est trop impressionnante : prends-le dans les bras
La première vraie fois où Jaina a pris le train, elle avait dix ou onze semaines. On est restés cinquante minutes dans le train, entre notre village et Berne, une des plus grandes gares de Suisse. Je n'avais pas le choix de l'horaire : on est arrivés aux heures de pointe, avec énormément de monde.
Là encore, c'est ton attitude qui compte. Comme le répètent les éducateurs, et notamment Esprit Dog, ton chien regarde comment tu réagis. Si tu es calme, il se dit : « OK, mon maître a l'habitude, il sait où on va, tout va bien. »
Sur le quai, on a avancé gentiment. Puis, une fois dans la gare, il y avait vraiment trop de monde pour un si petit chien. Alors je l'ai prise dans les bras, on est sortis de la gare tranquillement, et je l'ai reposée sur ses pattes une fois au calme. Depuis mes bras, elle voyait les magasins, les gens, le mouvement, sans être noyée dans la foule. Et elle ne pouvait de toute façon pas marcher des heures à cet âge-là.
C'est ma stratégie, il y en a sûrement d'autres. Et bonne nouvelle : avec un chiot, les gens trouvent ça adorable. Personne ne vient t'embêter, et les propriétaires de chiens adultes gardent généralement leurs distances ou te demandent si c'est OK que leur chien vienne dire bonjour.
L'expérience était un peu stressante pour moi, mais elle s'est extrêmement bien passée.
Dans le train : de la place et attention aux pattes
Aujourd'hui, on va travailler à Berne deux fois par semaine ensemble. Jaina est une Labrador, donc elle grandit vite : il faut choisir un endroit où elle a de la place pour se coucher. Quand elle était petite, et encore maintenant de temps en temps, je lui donne un petit truc à grignoter ou un jouet à mâchouiller quand il y a du monde.
Le point de vigilance, valable aussi dans le bus : fais attention qu'on ne marche pas sur ton chien. Jaina aime regarder ce qui se passe dans l'allée, alors elle sort parfois la tête. Et comme elle est grande, sa queue dépasse des sièges. Si quelqu'un lui marche dessus, ça fait mal, et au début, une mauvaise expérience peut avoir des conséquences. Rien de dramatique, mais il faudra alors lui réapprendre petit à petit que tout va bien.
Le train, c'est un tout
Le train, comme le bus, c'est un endroit où il y a beaucoup de monde. Contrairement à une sortie sous la pluie qu'on peut faire seul en forêt, ici tout se mélange. Si ton chien a peur des autres chiens, le problème ne sera pas vraiment la gare, mais les chiens qu'il y croise. S'il a peur des gens, ce sera la foule.
Pour moi, l'éducation est un tout : plus tu fais de choses avec ton chien quand il est petit, plus il trouvera tout normal, et plus tu pourras l'emmener partout. C'est comme ça que j'envisage la vie avec Jaina : je veux qu'elle soit presque tout le temps avec moi et qu'elle vive une vie sympa, que ce soit pour une sortie en montagne ou pour aller au travail.
Et même si tu as une voiture, apprends-lui le train. Tu ne sais jamais : un jour, tu n'auras peut-être plus de voiture, ou tu ne pourras plus l'utiliser. Si ton chien a appris petit, ça ne devrait plus jamais être un problème.
Comment Quest.Dog t'aide à habituer ton chien aux gares
Dans Quest.Dog, l'app que j'ai développée, la famille Ville propose justement des quêtes dans les gares et aux arrêts de bus près de chez toi. Une bonne façon de penser à y retourner régulièrement, même quand ton chien n'est plus un chiot.
Quest.Dog est disponible sur l'App Store : cherche « Quest.Dog ». Sur Android, l'app est encore en bêta. Laisse ton e-mail sur quest.dog pour recevoir l'accès.
Questions fréquentes
À quel âge prendre le train avec son chiot ?
Dès les premières semaines, en commençant par une petite gare calme et un trajet court. Jaina a fait son premier long trajet vers dix ou onze semaines.
Comment faire monter un chiot dans le train ?
Les premières fois, prends-le dans les bras pour franchir les marches et l'espace entre le quai et le train. Ensuite, aide-le avec la poignée d'un harnais pour qu'il apprenne à monter seul.
Où installer son chien dans le train ?
À un endroit avec assez de place pour qu'il puisse se coucher, à l'écart de l'allée pour qu'on ne lui marche pas dessus. Un jouet à mâcher l'aide à rester calme.
Les chiens ont-ils le droit de prendre le train ?
Ça dépend de la compagnie et du pays : billet, panier pour les petits chiens, laisse ou muselière peuvent être demandés. Renseigne-toi avant ton premier trajet.


